Manifestation à la frontière : les antifas reculent, le peuple avance

« No pasaran! No pasaran! » C’était le cri scandé par une dizaine d’antifas encagoulés qui bloquaient la route vers la frontière américaine.


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Faith Goldy, who was supposed to speak at Wilfrid Laurier University but was interrupted by a fire alarm, speaks outside the university on Tuesday, March 20, 2018. (THE CANADIAN PRESS/Hannah Yoon)

View the English Translation of this article by clicking here. 

Une ligne de policiers se tenait devant leurs étendards noirs qui, avec des fautes d’orthographe en grandes lettres, affichaient des messages à la fois contre le patriarcat, le racisme et la haine. Protégés par la police, les antifas ont effectivement bloqué la route, mais pas pour longtemps.

La manifestation à Roxham Road vient de commencer. À peine deux semaines après l’agression de la journaliste Faith Goldy par des antifas devant les regards impassibles de la police, des Canadiens de toutes origines se sont mobilisés pour demander le respect des lois canadiennes en matière d’immigration.

Ces derniers ont été encouragés par Faith Goldy elle-même, qui a demandé aux Canadiens de manifester aujourd’hui dans une vidéo YouTube. C’est elle qui a organisé l’évènement et elle est sur place à l’instant.

Une vingtaine de minutes après l’arrivée des éclaireurs, un important contingent de personnes portant des drapeaux du Québec est arrivé en renforts. Les antifas ont reculé, mais pas avant de crier « Fuck you, patriots! »

Sur un vidéo Facebook Live de Jon Hex, un militant, on peut entendre les slogans suivants de la part des patriotes : « Respectez nos frontières » et « Trudeau en prison » et encore « On est chez nous ». L’atmosphère est festive, et la foule a même chanté Gens du pays de Gilles Vigneault.

Des habitants du secteur regardaient passer la procession au bord de la route. Un citoyen pris en entrevue devant sa propriété s’est exprimé face caméra en disant « On n’est pas bien bien d’accord à ce que le monde (les migrants) traverse, fait que s’il y a de quoi à faire, on est d’accord avec ça ».

Un manifestant a exprimé que régler la crise migratoire ne serait pas complexe : « il suffit aux politiciens qui détiennent le pouvoir de prendre la décision ».

Au fur et à mesure que les Québécois avançaient, ils rencontraient des gens venus les appuyer. Selon ce que The Post Millennial a pu voir, c’était une vague bleue de drapeaux québécois, avec un peu de rouge apporté par les drapeaux ontarien et mohawk.

Faith Goldy a pris la parole en remerciant les participants et le Québec, car le Québec est l’épicentre du nationalisme au Canada au moment présent.  « Merci Québec! Québec is the home of nationalism in this country right now. God bless each and every one of you for being here ».

Elle parlé des « fake news » concernant la crise migratoire, du rôle des médias de masse et de la responsabilité de Justin Trudeau. Goldy a précisé que le Canada a été fondé au Québec, et qu’elle n’accepterait jamais que le Canada meurt ici.

Avec un « Vive le Québec! » bien senti et chaudement applaudi elle a repris les mots anglais de l’hymne national canadien « We stand on guard » (nous sommes sur nos gardes) pour protéger le Québec et tout le Canada.

Finalement, elle a demandé aux manifestants de faire preuve de respect envers les contre-manifestants, car la classe serait chez les patriots. « Please be respectful towards the opposition, remember we are the classy ones. » Après ce qu’elle a vécu aux mains des antifas il y a deux semaines, c’est tout à son honneur.


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Raymond Ayas

Un homme d'affaires à Montréal, Raymond aime discuter de politique et d'économie.

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