Le Québec assouplie les exigences linguistiques pour les immigrants anglophones

La nouvelle politique pour le gouvernement de Québec assouplie les exigences linguistiques pour accommoder aux nouveaux immigrants anglophones.


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Grace à un changement de la politique du Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion du Québec sous le gouvernement libéral de Philippe Couillard, certains entrepreneurs étrangers seront permis d’immigrer dans la province n’ayant aucune connaissance de la langue française.

Cela marque un point de départ de la politique d’immigration établie dans la province qui requiert une connaissance de français. La nouvelle politique mise en place le 2 août permettra des entrepreneurs lançant des nouvelles entreprises dans le domaine de haute-technologie de s’installer au Québec avec une connaissance uniquement de l’anglais exigée.

Les entrepreneurs anglophones amènent d’avantages economiques

Cette décision est vantée comme une initiative qui pourrait amener des gros avantages économiques au Québec. Tant que le programme de «visa startup» accueillera seulement 25 entrepreneurs, les promoteurs de la nouvelle politique d’immigration provinciale soulignent le fait que la réussite de même un des startups parmi ce groupe d’entrepreneurs pourrait effectuer la création des centaines ou des milliers de nouveaux emplois dans le domaine de la haute technologie dans une région métropolitaine comme Montréal.

Cette reconnaissance des avantages économiques qui pourraient accompagner un assouplissement des exigences linguistiques dans la politique d’immigration de la province, admet d’une certaine manière comment la politique actuelle qui favorise le français plutôt que l’anglais rejette un grand nombre de non seulement des entrepreneurs dans le domaine de la haute technologie, mais de toutes sortes d’immigrants qualifiés pour la seule raison qu’ils ne parlent pas le français. Ces immigrants – créateurs d’emplois et contribuables potentiels – sont, par conséquent, perdus ou aux autres provinces ou aux autres pays.

Le Quebec est responsable pour ses propres politiques d’immigration

La province du Québec maintient un système d’immigration distinct de ceux des autres provinces canadiennes. Le dossier d’immigration reste comme compétence partagée par le gouvernement fédéral et les provinces, mais par suite des accords signés avec le gouvernement fédéral dès les années 60, le Québec a acquis le pouvoir de déterminer certains critères pour l’admission des immigrants, incluant les exigences linguistiques. Le gouvernement fédéral reste en charge de déterminer le nombre total d’immigrants admis au Canada chaque année, en prenant en considération le montant d’immigrants que le Québec veut accueillir et les critères d’admissibilité fixés par la province.

Une considération électorale?

L’annonce de ce changement dans la politique d’immigration du Québec arrive seulement deux mois avant une élection provinciale en octobre. Pour cette raison, selon certain critiques, ce tour n’est qu’un acte symbolique mis en place avec le but d’attirer l’appui des électeurs anglophones et d’autres Québécois qui sont en opposition de la stricte réglementation des langues par le gouvernement.

Des défenseurs des critères linguistiques français concernant l’immigration au Québec diraient qu’une telle politique est nécessaire afin d’assurer une société bien intégrée. Il y a actuellement un débat récemment renouvelé dans le discours public par des commentaires de Maxime Bernier concernant le multiculturalisme. Ce débat nous mène à se poser des questions sincères.

Selon quels critères culturels devrait-on déterminé l’admissibilité des immigrants dans une société?

M. Bernier suggère que les nouveaux immigrants devraient partager – ou au moins qu’ils ne soient pas contre – certaines valeurs fondamentales de la société d’accueil. Pourrait-on dire que la langue constitue une valeur fondamentale d’une société? Le mode, la musique, la littérature? Comme remarqué par Jordan Peterson, quand on s’abonne aux politiques identitaires et multidimensionnelles (intersectionality), ça devient impossible de délimiter où se termine un groupe identitaire et où commence un autre.

Comment délimite-on une société qui devrait avoir le droit de déterminer ses propres critères d’admissibilité là dedans?

Si, comme suggéré par le députe fédéraliste de Beauce, une société devrait définir certaines valeurs fondamentales et exige aux nouveaux membres d’être en accord avec ces valeurs, est-ce que ce principe s’accorde également à la société québécoise comme la société canadienne? Après tout, c’était le gouvernement Harper qui a reconnu le Québec comme une nation distinct en 2006.

Et quoi de grandes villes ayant une culture politique différent que celle de la province dans laquelle elles se trouvent?

Suivant la victoire de Doug Ford et le parti conservateur en Ontario cette année, on a témoigné des appels pour un Toronto plus indépendant, ou même souverain du reste de l’Ontario. On voit un phénomène similaire aux États-Unis où certains maires déclarent leurs villes comme cités sanctuaires en réponse au renforcement des politiques d’immigration fédérales. Pourquoi ne pas permettre les gouvernements provinciaux, ou les grandes villes comme Toronto et Montréal d’effectuer leurs propres politiques d’immigration?

Une approche décentralisée vers l’immigration

Peut-être l’approche favorable aux questions des valeurs culturelles, le multiculturalisme et les politiques d’immigration c’est de reconnaître le problèmede connaissance comme décrit par l’économiste autrichien Friedrich Hayek: personne ne peut posséder l’ensemble de connaissance requiert pour effectuer les décisions concernant des complexes systèmes sociaux et economiques.Dans le même esprit, c’est impossible pour un gouvernement d’adopter une politique d’immigration (ou n’importe autre politique) qui protège les identités de tous les groupes ou tous les individus dans un pays.

Considérons que l’approche le plus lucide vers l’immigration et la culture pourrait être une de décentralisation avec un but ultime qui vise à un abandon complet de la culture et de l’immigration commandités par l’état.


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Dean Tea

Dean Tea is a curiosity-driven writer and editor based in Gatineau, Quebec. He has stood as a candidate both provincially and federally and currently sits on the board of the Libertarian Party of Canada. A bilingual student of linguistics, he will receive his Bachelor of Arts from Carleton University in December 2018.

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