Larmes libérales & la victoire glorieuse de Doug Ford

C’est un mandat majoritaire pour Ford, le Trump du Canada. Quelle vulgarité aux yeux de la gauche!


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Doug Ford et ses crapauds ont envahi la forêt ontarienne avec leurs promesses de bière à un dollar. Effarouchées par la laideur populiste, les licornes ont galopé en vitesse vers Ottawa, où elles attendent leur icône Justin Trudeau, pris au G7.

Elles peuvent bien lécher ses larmes, mais il ne sera pas consolé : Trudeau sait que le vent a changé. L’Ontario n’en peut plus des Libéraux. La province vient de mettre fin à quatorze ans de règne libéral et risque de faire très mal à Trudeau en 2019.

C’est un mandat majoritaire pour Ford, le Trump du Canada. Quelle vulgarité aux yeux de la gauche!

Échec d’une sale campagne médiatique

Eh oui, c’est en tant que Trump 2.0 que le champion du peuple a été caractérisé par ses détracteurs. Kathleen Wynne disait que « si Doug Ford ressemble à Donald Trump c’est parce qu’il est comme Donald Trump : laid, vicieux, le genre de politicien qui trafique en calomnies et en mensonges » .

Les médias tels que « The Star » faisaient leur palmarès « top dix des similarités » pour prouver que Trump et Ford sont pareils.

Bande d’innocents. Trump a gagné ses élections, vous avez comparé Ford à un gagnant!

Un gagnant aussi, Ford, malgré tout. La chaîne d’état Radio-Canada était en mode propagande depuis que Ford a remporté la course à la chefferie du Parti Progressiste-Conservateur. Tous les médias privés aussi. Sans succès. Ils n’ont pas réussi à influencer l’opinion publique.

Sa belle-sœur qui le poursuivait en justice depuis des mois pour seize millions de dollars est sortie publiquement juste trois jours avant l’élection pour le bruler, en l’accusant de détournements de fonds dans la liquidation de la succession de son mari.

Même la femme de feu Rob Ford, les larmes aux yeux, n’a pu convertir la sympathie de veuve en capital négatif contre Doug Ford.

La revanche du gagnant

Ayant fait campagne sur le terrain, Ford était sûr de son succès. Les derniers sondages lui donnaient la victoire et Kathleen Wynne a prédit sa propre défaite cinq (!) jours avant l’élection.

Les résultats électroniques sont rentrés tellement vite que (malgré des problèmes techniques dans certains bureaux de scrutin) la majorité de Ford a été confirmée en temps record. Ford n’a pas attendu ses adversaires pour faire son discours de victoire, faisant fi de la tradition de passer après les perdants. Une erreur non-intentionnelle, selon son équipe. Bien sûr.

Larmes libérales et spin médiatique

Au tour de Kathleen Wynne de faire son discours. Ayant gagné dans son comté, elle annonce sa démission à titre de chef et quitte quitte la scène en pleurant, laissant la fête et son parti en ruines. Ça prenait huit élus pour conserver le statut de parti officiel, alors que le Parti Libéral en a élu juste sept. Humiliation totale : les élus libéraux ont le même poids que le seul indépendant élu, c’est-à-dire pas de poids du tout.

Mais il ne faut jamais sous-estimer la foi aux miracles arc-en-ciel et le manque de vision de la gauche. Incapable de se retenir dans les comparaisons entre Ford et Trump, « The Star » fait déjà son spin médiatique comme quoi la victoire de Ford serait bonne pour Trudeau, car le peuple verra finalement les vraies couleurs des Progressistes-Conservateurs. Ces bons médias libéraux qui le comparent quand-même à Trump restent fideles au récit officiel. Ne voient-ils pas que Trump est plus populaire que jamais?

Il faut être soit innocent, soit malhonnête : le peuple s’est présenté au vote avec le plus haut taux de participation vu dans les derniers vingt ans. Si l’assemblée populaire à choisi Ford, c’est parce que le bon peuple le voulait à lui, malgré toutes ses faiblesses de caractère et ses promesses flyées.

Ford va poursuivre avec la formule gagnante. Il va combattre la taxe carbone. Il va parler d’économie et du besoin d’être « compétitifs » jusqu’à ce que l’élection fédérale arrive, afin de faire rentrer le Conservateur Andrew Scheer, qui lui sera sur la même longueur d’ondes.

Oh que j’ai hâte. Les chasseurs de licornes descendront sur Ottawa en 2019, et il n’y aura plus personne pour boire les larmes à Trudeau.


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Raymond Ayas

Un homme d'affaires à Montréal, Raymond aime discuter de politique et d'économie.

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